Le Maroc champion du monde ? L’hypothèse très sérieuse de The Economist

À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, The Economist a choisi de poser une question différente de celle des pronostics habituels : non pas “qui va gagner ?”, mais “qui devrait gagner ?”. Dans un article publié le 5 juin, le magazine britannique défend l’idée que le Mondial n’est pas seulement une compétition sportive, mais aussi une grande scène de mémoire collective, de diplomatie, d’émotion populaire et d’espoir.

Dans cette lecture, le Maroc apparaît comme l’un des candidats les plus forts sur le plan symbolique. Le magazine rappelle que les Lions de l’Atlas ont marqué l’histoire en atteignant les demi-finales du Mondial 2022, une performance qui a renforcé l’image du Royaume sur la scène internationale et nourri la fierté de tout un continent.

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The Economist cite notamment Samir Bennis, conseiller politique et cofondateur de Morocco World News, selon lequel l’épopée marocaine a montré que le pays “peut briller sur la scène mondiale”. Il souligne aussi l’intensité particulière avec laquelle le football est vécu au Maroc : lorsque l’équipe nationale joue, “la vie au Maroc s’arrête”, écrit le magazine, tant l’attente populaire est forte.

L’article inscrit ainsi le Maroc dans une catégorie de nations qui n’ont jamais remporté la Coupe du monde mais dont une victoire aurait une portée historique considérable. Pour The Economist, un sacre marocain représenterait bien plus qu’un exploit sportif : il serait le premier triomphe africain dans l’histoire de la compétition. Le magazine nuance toutefois son propos en estimant qu’un tel moment pourrait être encore plus fort en 2030, lorsque le Maroc sera l’un des pays hôtes du Mondial aux côtés de l’Espagne et du Portugal.

Le fait qu’une telle analyse émane d’un magazine britannique, publié dans le pays qui a vu naître le football moderne, donne encore plus de relief à cette reconnaissance. Elle confirme la place nouvelle occupée par le Maroc dans l’imaginaire footballistique mondial. Depuis 2022, les Lions de l’Atlas ne sont plus seulement regardés comme une surprise ou un outsider : ils incarnent désormais une possibilité, celle d’un football africain capable de bousculer l’ordre établi.

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