Dans un contexte de montée en puissance du sport marocain, Saga Communication et No Com annoncent une alliance stratégique destinée à accompagner les clubs, les fédérations, les marques et les acteurs du sport dans leurs enjeux d’image, d’influence et de rayonnement international.
Le sport marocain change d’échelle. Porté par les performances des sélections nationales, la visibilité grandissante des clubs, les résultats d’athlètes marocains sur la scène internationale et l’organisation de grandes compétitions à venir, il ne relève plus seulement du terrain sportif. Il devient aussi un espace de marque, de réputation, d’influence et d’opportunités économiques.
C’est dans ce contexte que Saga Communication, l’une des grandes agences marocaines de communication, et No Com, agence de communication stratégique d’origine française à empreinte internationale, présente à Paris, Madrid, Barcelone et Mexico, annoncent la création d’une alliance destinée à accompagner la transformation du secteur sportif au Maroc et à l’international.
La ligne directrice est assumée : proposer une offre de communication sportive intégrée, capable de répondre aux nouveaux besoins des clubs, fédérations, annonceurs, institutions et marques engagées dans l’univers du sport. L’alliance entend couvrir plusieurs champs devenus essentiels : structuration des marques sportives, valorisation des partenariats, maîtrise de l’image, stratégies d’influence, visibilité médiatique et rayonnement international.
Si le football reste la locomotive, le dossier de presse élargit clairement le terrain de jeu : athlétisme, tennis, padel, natation, basketball. Saga et No Com ne visent pas seulement l’écosystème du ballon rond, mais l’ensemble du sport marocain comme nouveau marché d’image et d’influence.
Le sport marocain, nouveau territoire stratégique pour les marques
Longtemps abordé sous l’angle de la passion populaire, du sponsoring ou de l’événementiel, le sport s’impose désormais comme un véritable secteur stratégique. Les grandes performances sportives ne produisent plus seulement de l’émotion collective. Elles génèrent aussi de la valeur : valeur médiatique, valeur d’image, valeur commerciale, valeur institutionnelle.
Pour les clubs et les fédérations, la question n’est plus seulement de gagner sur le terrain, mais aussi de construire une identité forte, de maîtriser leur narration, d’élargir leur audience et de professionnaliser leur relation avec les supporters, les partenaires, les médias et les institutions.
Pour les marques, le sport représente un levier puissant d’engagement. Il permet de créer de la proximité avec les publics, de renforcer le capital sympathie, de porter des messages d’appartenance, de jeunesse, de performance, d’inclusion ou de fierté nationale. Mais cet investissement demande désormais des dispositifs plus élaborés que la simple présence de logo ou la campagne ponctuelle.
Le marché marocain offre déjà plusieurs illustrations concrètes de cette ruée vers le sport. inwi a sans doute été l’un des premiers annonceurs à comprendre que le football national n’était plus seulement un support de sponsoring, mais un territoire de marque à part entière. En reprenant le naming de la Botola Pro, puis en misant très tôt sur Achraf Hakimi, l’opérateur a réussi à déplacer les lignes de la communication sportive au Maroc. La rencontre entre l’image d’un champion marocain mondialement reconnu, populaire et généreux, et celle d’un opérateur cherchant à incarner la proximité avec les publics, a produit une véritable success story. Au point que la mécanique semble désormais faire école : même Orange, pourtant sponsor de la CAN, a rapidement cherché à capter à son tour l’aura des Lions de l’Atlas à travers Brahim Diaz.
Depuis, le phénomène s’est généralisé. Dans les grandes artères du Royaume, sur les affiches 4×3, dans les campagnes digitales et les spots audiovisuels, les marques marocaines se pressent pour associer leur image aux joueurs de la sélection nationale. Les Lions de l’Atlas sont devenus des plateformes de communication à eux seuls. Et le mouvement dépasse désormais les joueurs : même Tarik Sektioui ou Mohamed Ouahbi, symboles d’une nouvelle génération d’encadrement technique, entrent progressivement dans le radar des annonceurs. Le sport marocain n’est plus seulement célébré, il est marketé.
Cette dynamique touche aussi les produits. L’exemple de Sidi Ali est révélateur : avec son packaging spécial Coupe du monde 2026, la marque adopte des codes plus internationaux, plus premium, presque américains, dans un registre qui rappelle l’univers visuel de Fiji Water. Signature en anglais, esthétique plus globale, mise en scène du produit comme accessoire d’un moment mondial : le message est clair. Les marques marocaines ne veulent plus seulement accompagner l’événement sportif ; elles veulent en absorber l’imaginaire, les codes et la valeur symbolique.
C’est précisément sur ce terrain que se positionne l’alliance entre Saga Communication et No Com.
Une alliance entre ancrage local et projection internationale
La logique du rapprochement repose sur une complémentarité lisible. Saga Communication apporte sa connaissance du marché marocain, son expérience des grandes marques et institutions du Royaume, ainsi qu’une capacité d’exécution intégrée. Fondée en 1993 par l’emblématique et le charismatique Chakir Fassi Fihri, l’agence revendique plus de trente ans d’expérience et une offre couvrant le conseil, le brand content, les relations presse et influenceurs, le média, le social media, le marketing événementiel et les dispositifs 360°.
Son portefeuille public fait apparaître plusieurs grandes références nationales et internationales actives au Maroc, notamment dans les secteurs de la banque, des télécoms, de la mobilité, de l’automobile, de l’institutionnel, de la grande consommation ou encore de l’événementiel. Cette diversité donne à Saga une position particulière : celle d’un acteur capable de parler à la fois aux marques commerciales, aux institutions et aux publics marocains.
No Com apporte pour sa part une expertise plus orientée vers la communication d’opinion, l’analyse des publics et les stratégies d’influence. L’agence, fondée en 2008, s’est développée dans plusieurs capitales et marchés internationaux, avec une présence revendiquée à Paris, Madrid, Barcelone et Mexico. Dans le communiqué annonçant l’alliance, No Com est présentée comme une agence spécialisée dans les stratégies de communication et d’opinion pour les entreprises et leurs dirigeants, avec une expérience dans des projets complexes et fortement exposés, notamment dans le secteur sportif.
Cette complémentarité est également assumée par Youssef Fassi Fihri, directeur général délégué de Saga Communication. Dans une publication LinkedIn, il explique que le choix de No Com ne repose pas uniquement sur les références, les expertises ou les marchés couverts par les deux agences, mais aussi sur une proximité de valeurs et de vision. Après plusieurs rencontres entre Casablanca et Madrid, les deux équipes auraient constaté qu’elles partageaient une même conviction : le développement du sport exige désormais une approche combinant stratégie, créativité, connaissance de l’écosystème sportif et capacité d’influence.

L’association des deux expertises répond donc à une équation simple : le sport marocain a besoin d’une communication enracinée dans le terrain local, mais pensée selon des standards internationaux.
Le sport, nouveau terrain de spécialisation pour Saga et un signal fort pour le marché
Chez Saga Communication, la méthode compte autant que le marché. L’agence a démontré, notamment sur les opérations liées aux marchés financiers, une capacité unique à transformer des sujets complexes en dispositifs de communication lisibles, maîtrisés et efficaces. Introductions en bourse, opérations sensibles, séquences de marché : Saga fait pratiquement figure d’exception au Maroc. Sur ce terrain très codifié, où le moindre message engage la crédibilité d’un émetteur, l’agence a imposé un savoir-faire que peu d’acteurs peuvent revendiquer.
C’est ce même modus operandi que l’agence semble désormais vouloir appliquer au sport. Non pas accompagner le mouvement de l’extérieur, mais organiser le marché, en élever les standards et s’imposer sur la partie la plus stratégique : l’influence, l’image et la valorisation des actifs sportifs. Avec No Com, Saga ne cherche pas seulement un partenaire international. Elle ajoute une pièce à une mécanique déjà bien rodée : entrer sur un segment en construction, y installer une offre premium, puis prendre la main avant les autres.







