Pedro Sánchez étudie la possibilité de convoquer des élections législatives anticipées le 29 novembre, selon elDiario.es. Le scénario est examiné à la Moncloa après la décision de Junts de voter, avec le PP et Vox, contre les deux décrets sur le logement soumis ce vendredi au Congrès. À ce stade, aucune dissolution des Cortes ni convocation électorale n’a toutefois été officiellement annoncée.
Le gouvernement espagnol se prépare à une journée parlementaire qui pourrait devenir décisive pour la suite de la législature. Selon elDiario.es, l’équipe de Pedro Sánchez travaille désormais sur l’hypothèse d’élections générales anticipées, avec une date privilégiée : le dimanche 29 novembre.
Le déclencheur est le vote, ce vendredi 2 octobre, de deux décrets-lois consacrés au logement. Le premier prévoit notamment des mesures contre certaines expulsions de personnes vulnérables, des dispositions fiscales et un renforcement du parc de logements abordables. Le second porte sur la prolongation des contrats de location et les conditions dans lesquelles les propriétaires peuvent y mettre fin.
Junts fait basculer les calculs de Sánchez
Le problème pour l’exécutif est arithmétique. Junts, le parti indépendantiste catalan de Carles Puigdemont, a décidé de rejeter les deux textes, rejoignant le PP et Vox dans le vote négatif annoncé. Les sept députés du parti catalan étaient particulièrement déterminants pour le premier décret.
Junts affirme notamment que certaines mesures risquent de réduire l’offre locative et de pénaliser les petits propriétaires. Le gouvernement, de son côté, refuse de retirer les textes et entend aller au vote.
La tension est telle que le PSOE assure encore vendredi matin vouloir négocier jusqu’à la dernière minute avec Junts. Sa porte-parole, Montse Mínguez, a qualifié le refus du parti catalan d’« incompréhensible », signe que la bataille n’est pas considérée comme définitivement perdue avant le scrutin parlementaire.
Le 29 novembre, première date sur la table
Selon les médias espagnols, si Sánchez décidait de tirer immédiatement les conséquences politiques d’une défaite au Congrès, le 29 novembre serait la date actuellement privilégiée.
Une défaite sur les décrets ne provoquerque toutefois aucune dissolution automatique du Parlement. En Espagne, la décision d’anticiper les élections appartient au président du gouvernement, qui peut proposer au roi la dissolution du Congrès, du Sénat ou des deux chambres et fixer la date du scrutin conformément à l’article 115 de la Constitution.
L’hypothèse constituerait un changement majeur de stratégie pour Pedro Sánchez. Jusqu’ici, il répétait vouloir conduire la législature jusqu’en 2027. Les dernières élections générales ont eu lieu le 23 juillet 2023 et, sans dissolution anticipée, la législature peut juridiquement se poursuivre jusqu’en 2027.





