Trois personnes ont été interpellées, vendredi 6 novembre 2026, à l’issue d’investigations menées par la police judiciaire d’Inzegane, en coordination avec la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). Elles sont soupçonnées d’être impliquées dans une affaire de détournement de mineure, d’agression sexuelle et de fourniture de stupéfiants à une adolescente de 16 ans, initialement signalée disparue dans des circonstances suspectes.
Les services de la Sûreté nationale d’Inzegane avaient ouvert une enquête judiciaire, sous la supervision du parquet compétent, après avoir été alertés par la mère d’une adolescente de 16 ans de la disparition de sa fille dans des circonstances suspectes.
Par la suite, la sœur de la mineure et trois autres personnes s’étaient présentées pour déclarer avoir retrouvé l’adolescente sur la voie publique, dans la ville d’Aït Melloul, alors qu’elle se trouvait dans un état avancé d’intoxication par des substances.
La jeune fille a été transportée à l’hôpital afin de recevoir les soins nécessaires et de subir les examens médicaux requis.
Les trois personnes ayant signalé sa découverte placées en garde à vue
Selon le communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), les investigations poursuivies par les enquêteurs, appuyées par des expertises techniques, ont fait apparaître des soupçons concernant les trois personnes qui avaient déclaré avoir retrouvé la mineure à Aït Melloul.
Ces individus sont soupçonnés de l’avoir attirée et accompagnée à bord d’une voiture de location, louée par l’un d’entre eux, puis d’avoir circulé avec elle dans plusieurs rues de la ville.
Toujours selon les éléments communiqués par la DGSN, ils l’auraient ensuite conduite dans un endroit isolé de la zone rurale de Lqliâa, aux environs d’Aït Melloul.
À cet endroit, l’un des suspects aurait soumis l’adolescente à une agression sexuelle, après qu’elle eut été amenée à consommer des substances stupéfiantes.
Les soupçons portent également sur le fait d’avoir permis à la mineure de consommer des stupéfiants et sur la participation des personnes mises en cause à ces faits.
Les trois suspects ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet compétent.
Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’ensemble des circonstances, des tenants et aboutissants de cette affaire, ainsi que la nature et le degré d’implication de chacun des suspects.
Parallèlement, la cellule chargée de la prise en charge des femmes victimes de violences a été chargée d’apporter à l’adolescente l’assistance et le soutien nécessaires.
Les personnes interpellées demeurent présumées innocentes tant que leur culpabilité n’a pas été légalement établie.
Source : Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), communiqué du vendredi 6 novembre 2026.



