A la veille d’une visite historique de Trump en France pour le Bastille Day, Paris annule le redressement fiscal de Google

La justice française a annoncé ce soir l’annulation du redressement fiscal dont faisait l’objet Google en France. Le fisc français réclamait 1,1 milliards d’euros au géant américain du web. Le “geste” de Paris n’est pas étranger à la visite que compte effectuer le président américain en France à compter de jeudi, durant laquelle il participera, vendredi, aux festivités du 14-Juillet.

Le tribunal administratif de Paris a décidé, ce mercredi, d’annuler la procédure de redressement fiscal à l’égard de Google. La justice française ayant estimé qu’elle était injustifiée au regard de la manière dont Google menait ses activités en France.

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En juin dernier, le rapporteur public du Tribunal administratif de Paris avait déjà considéré que Google ne devait pas être astreint à un redressement fiscal de 1,1 milliard d’euros qu’entend lui imposer le fisc, étant donné que le groupe américain ne disposait pas d’”établissement stable” en France qui justifierait un tel redressement.

La décision du Tribunal administratif français survient la veille d’une visite cruciale et historique que compte effectuer le président américain en France. Fervent défenseur des jeunes entrepreneurs qui prônent la liberté économique, numérique notamment, Emmanuel Macron est l’avocat de la libre initiative et se veut le président contemporain de la génération Station F, au même titre qu’Obama était celui de la Silicon Valley. Il ne pouvait donc pas recevoir un Donald Trump avec un jugement en défaveur de Google. Il ne serait pas étonnant que le géant mondial du web, avec ce message de haute dimension politique de la part de Paris, et après la révolution conduite par le Brexit, décide de s’installer dans le plus grand campus de start-up au monde voulu par Xavier Niel et inauguré par…Emmanuel Macron !

Et c’est justement lors d’une conversation téléphonique qu’il a eue avec le président français le 27 juin dernier, que le président américain a confirmé sa présence à Paris lors du Défilé du 14-Juillet –ou le Bastille Day comme l’appelle les américains- en réponse à l’invitation formulée par Emmanuel Macron un mois plus tôt. Comme le président français, Donald Trump a le goût de la discipline militaire et de l’ordre.

Ce ne sera pas la première rencontre entre les deux hommes. Les présidents français et américain ont déjà eu l’occasion de faire connaissance et de s’apprécier lors du sommet de l’OTAN à Bruxelles le 25 mai dernier, et au cours du sommet du G20, à Hambourg, le 7 juillet.

LE1

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