Trump le juge de paix

Donald Trump ne sera peut-être jamais prix Nobel de la paix, mais il est bien le juge de paix. Ce matin sur Europe 1, Vincent Hervouet a livré un regard acéré sur la scène internationale, saluant les succès diplomatiques en cascade de l’ancien président américain. Un style brutal, un verbe provocant, mais une efficacité redoutable : Trump fait de la paix un exercice d’autorité.

Trois conflits, trois désamorçages

Trump déteste la guerre, rappelle Hervouet. Il la méprise presque autant qu’il méprise les cérémonies. Pas question de le voir un jour à Oslo, décoré pour ses bons offices. Et pourtant, c’est dans l’ombre, loin des prix et des couronnes, qu’il impose sa marque.


D’abord les Houthis, ces rebelles yéménites qui harcèlent le trafic maritime en mer Rouge. Washington les a fait taire la semaine dernière, après des discussions discrètes avec les Iraniens. Aucun traité, aucun drapeau blanc, mais les missiles se sont tus.

Ensuite, l’Afrique des Grands Lacs, où un accord entre le Rwanda et le Congo permet d’éviter un embrasement régional. Là encore, les États-Unis ont œuvré en coulisses. La paix, version Trump, n’a pas besoin de déclaration solennelle.

Et puis, le plus spectaculaire : l’Inde et le Pakistan, deux puissances nucléaires, au bord du gouffre. Les bombardements ont repris au Cachemire, des escarmouches aériennes dignes d’un remake de 1945, avec des Rafale, des JF-17 pakistanais, et les Chinois qui testent leurs drones. Mais samedi, miracle diplomatique : cessez-le-feu. Marco Rubio s’est démené. Trump s’est engagé. La guerre n’aura pas lieu. Les soldats resteront, les rancunes aussi, mais le pire a été évité.

L’Ukraine, vers une autre scène

Pendant ce temps, l’Europe tente de peser sur le dossier ukrainien. Macron, accompagné du trio Scholz-Sunak-Tusk, s’est rendu à Kiev. Objectif : faire plier Moscou. Poutine, lui, a attendu que le bal du 9 mai s’achève, que Xi Jinping quitte Moscou, pour proposer une reprise des négociations à Istanbul.

La guerre continue, la ruse aussi. Chacun cherche à refiler la responsabilité du carnage. Mais, comme le note Hervouet, un cap est franchi : on ne parle plus de victoire, mais de compromis. La paix revient dans le lexique, même si elle reste lointaine.

Trump, le faiseur de paix sans en avoir l’air

Pas de lyrisme, pas de doctrine. Trump n’est pas un stratège de l’école Kissinger. Il agit, improvise, bouscule, mais arrache des résultats. Hervouet, qui ne ménage ni les mots ni les poses, le dit tout net : ce n’est peut-être pas un artisan de paix, mais c’est un juge. Il tranche, impose, et fait taire les armes.

Ainsi va le monde.

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