Devant la presse réunie au Bristol, Achraf Fayda a présenté les ambitions touristiques du Maroc : davantage de liaisons aériennes, une fréquentation mieux répartie entre les régions et une place accrue pour le tourisme d’affaires. Les projets de nouveaux palais des congrès restent à l’étude.
L’Office national marocain du tourisme (ONMT) a choisi Paris pour présenter sa stratégie sur son premier marché émetteur. Le 14 septembre, à la veille du salon professionnel du tourisme IFTM Top Resa, son directeur général, Achraf Fayda, accompagné de Jihad Chakib, directeur pour la France, a rencontré la presse à l’hôtel Bristol. L’opération visait à soutenir la demande française et à promouvoir davantage de destinations marocaines.
Au centre de cette présentation, les transformations accompagnant la préparation du Mondial 2030. Le Maroc vise 26 millions de touristes à cette échéance, après 19,8 millions d’arrivées en 2025. Achraf Fayda évoque également une ambition de 40 millions de visiteurs à terme, sans lui fixer de calendrier.
Pour soutenir cette croissance, le responsable met en avant une capacité aéroportuaire portée à 75 millions de passagers par an d’ici 2030 et le prolongement de la grande vitesse ferroviaire jusqu’à Marrakech, annoncé pour 2029. Côté hébergement, il évoque un passage de 300 000 à 360 000 lits, tout en soulignant les marges disponibles dans le parc existant, dont il situe le taux d’occupation à 52 %.
Sur le marché français, l’ONMT entend développer les dessertes depuis les villes régionales, notamment Nantes, Lille, Bordeaux, Nice, Brest et Strasbourg. L’objectif est d’alimenter les destinations établies, mais aussi Tanger, Fès, Dakhla ou Errachidia. L’Office annonce un renforcement des liaisons directes pour l’hiver 2026-2027.
« Le développement de la destination Maroc passera forcément par le développement de l’ensemble des régions, et non pas seulement par une ou deux régions qui jouent le rôle prépondérant qu’elles ont aujourd’hui », a déclaré Achraf Fayda, directeur général de l’ONMT.
Le tourisme d’affaires figure également dans cet argumentaire. Aux côtés de Casablanca, Achraf Fayda présente Tanger et Dakhla comme des pôles appelés à attirer davantage de déplacements professionnels, sous l’effet de leurs développements portuaires et économiques.
Concernant le MICE – réunions, voyages de motivation, congrès et salons -, l’ONMT évoque la création de bureaux spécialisés dans la promotion et l’accueil d’événements, les Convention Bureaux. Marrakech, Casablanca et Rabat se positionnent aussi pour de nouveaux équipements de congrès ou d’exposition.
Le directeur général reste toutefois prudent sur leur concrétisation. « Ce sont des projets en phase d’étude. Nous ne savons pas encore », précise-t-il. Aucun engagement n’est donné sur leur livraison avant 2030, la préparation de la Coupe du monde demeurant la priorité affichée.





