Emmanuel Macron a exprimé mercredi à Madrid la solidarité de la France avec l’Espagne face à la crise migratoire de Sebta. Aux côtés de Pedro Sánchez, il a appelé à développer des solutions fermes pour protéger les frontières communes et à utiliser les instruments disponibles avec les pays d’origine et de transit pour les retours de migrants.
Le président français Emmanuel Macron a défendu, mercredi 30 septembre, une protection ferme des frontières communes lors d’une conférence de presse avec le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, à la Moncloa.
« Nous partageons le même engagement en faveur de l’équilibre trouvé entre responsabilité et solidarité, qui préside à l’application du Pacte sur l’asile et l’immigration », a déclaré Macron, selon les propos rapportés par EFE.
Le président français a estimé que cette approche constituait « la seule chose efficace » pour l’Europe. Il a appelé à continuer de « développer des solutions fermes pour protéger nos frontières communes et garantir leur efficacité, mais en respectant le droit de l’Union européenne et nos valeurs ».
Concernant les retours, Macron a demandé d’utiliser « tous les instruments dont nous disposons avec les pays de transit ou d’origine, en étant fermes, mais aussi solidaires en tant qu’Européens, et fidèles à l’histoire que nous partageons et à nos valeurs ».
Pedro Sánchez a rappelé avoir reçu un appel du président français, qui lui avait déjà exprimé sa solidarité avec l’Espagne et particulièrement avec Sebta.
La veille, lors du dîner en l’honneur du couple Macron, Felipe VI avait demandé un renforcement de la coopération entre États membres de l’Union européenne après « l’intrusion massive de dizaines de milliers de personnes à Sebta, violant une frontière espagnole », également européenne, selon ses termes.
Le roi d’Espagne avait qualifié les événements de l’été d’« inacceptables », évoquant un défi majeur en matière de sécurité, d’ordre public et sur le plan humanitaire.
Sur le plan bilatéral, Sánchez s’est excusé auprès de Macron pour le rejet, mardi au Sénat, du traité d’amitié et de coopération franco-espagnol. Il a promis son adoption avant la fin de la législature.
Le Sénat, où le Parti populaire dispose de la majorité absolue, a rejeté le texte le jour du début de la visite officielle de Macron, après que le Tribunal constitutionnel lui avait donné son feu vert la semaine précédente.






