À Meknès, en marge du SIAM 2026, Centrale Danone met en avant deux leviers complémentaires pour accompagner la filière laitière marocaine : la formation des éleveurs à travers la Milk Academy et le renforcement de l’autonomie fourragère via Dawam, un programme déployé avec plusieurs partenaires techniques.
À l’occasion du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM) 2026, Centrale Danone a annoncé le lancement au Maroc de la Milk Academy, un dispositif structurant consacré à la montée en compétences des éleveurs. En parallèle, l’entreprise a présenté Dawam, une initiative portée par les Fonds Livelihoods et pensée pour renforcer la résilience des exploitations laitières, dans un contexte marqué par les tensions sur les ressources, la pression hydrique et la volatilité des coûts de production.
Avec la Milk Academy, Centrale Danone entend accompagner l’évolution des pratiques d’élevage selon un modèle différencié en fonction de la taille des exploitations. Dans le contexte marocain, le programme cible plus particulièrement les élevages de petite taille, avec un accent mis sur la diffusion de bonnes pratiques agricoles, l’amélioration des performances des exploitations et la sécurisation de la production laitière.
Le groupe présente cette démarche comme un levier de durabilité pour la filière. Dans le communiqué, son président-directeur général, Hervé Barrere, souligne que la formation et le développement des compétences des éleveurs constituent des ressorts essentiels pour consolider l’avenir du modèle laitier. Associée à Dawam, cette approche vise, selon lui, à agir concrètement sur l’autonomie des exploitations, la maîtrise des ressources et leur capacité à faire face aux défis climatiques.

En complément, Dawam est présenté comme la déclinaison opérationnelle de cette stratégie sur le terrain. Le programme est porté par le Fonds Livelihoods pour l’Agriculture Familiale (L3F) et mis en œuvre avec une coalition d’acteurs techniques, dont l’Association Marocaine de l’Agriculture de Conservation et Tamgranon. Il accompagne les éleveurs dans une transition vers des pratiques d’agriculture régénérative visant à restaurer les sols, préserver les ressources naturelles et renforcer la résilience des exploitations.
Concrètement, Dawam repose sur trois axes : le renforcement de l’autonomie fourragère, l’optimisation de l’alimentation du bétail et l’adoption de pratiques agricoles adaptées aux contraintes climatiques, tout en favorisant la régénération des sols et la biodiversité. Pour Centrale Danone, l’enjeu est aussi économique : améliorer la maîtrise des coûts de production tout en consolidant la robustesse des exploitations face aux aléas.
Ces initiatives ont été présentées lors d’une table ronde réunissant experts, partenaires techniques, représentants d’institutions publiques et éleveurs. Les échanges ont porté sur plusieurs défis structurants pour la filière, notamment la dépendance aux intrants, la pression exercée sur les ressources hydriques et l’instabilité des coûts. Les témoignages d’éleveurs ont permis d’illustrer les premiers résultats observés sur le terrain en matière d’amélioration des pratiques et de meilleure maîtrise des ressources.
À travers la Milk Academy et Dawam, Centrale Danone affirme ainsi sa volonté de contribuer à l’émergence d’un modèle laitier plus autonome, plus durable et plus résilient au Maroc. Certifiée B Corp, l’entreprise dit poursuivre, à travers cette double initiative, son engagement en faveur d’une agriculture conciliant performance économique, impact social et préservation des ressources naturelles.








