Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a coprésidé à Nairobi la première session de la Commission mixte de coopération maroco-kényane, marquée par la signature de plusieurs mémorandums d’entente dans 11 secteurs stratégiques, dont la santé, l’agriculture, le sport, l’économie bleue et l’éducation. Elle a aussi été marquée par la position exprimée par le Kenya en faveur du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine, présenté comme la seule solution crédible et réaliste au différend régional autour du Sahara marocain.
Le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a conduit la délégation du Royaume aux travaux de cette session inaugurale, tenue à Nairobi aux côtés du Premier Secrétaire du Cabinet et Secrétaire du Cabinet des Affaires étrangères et de la Diaspora du Kenya, Musalia Mudavadi. Cette rencontre a permis de donner une nouvelle impulsion aux relations bilatérales entre le Maroc et le Kenya à travers la conclusion de plusieurs accords de coopération sectorielle.
Au cours de cette session ministérielle, les deux parties ont procédé à la signature de 11 accords couvrant notamment l’agriculture, la santé, l’enseignement supérieur, l’économie bleue, la pêche et l’aquaculture, la justice, le genre et l’autonomisation des femmes, la culture, les bourses et stages, les sports, l’immigration, la gestion de la faune sauvage ainsi que l’échange de compétences.
Parmi les principaux résultats de cette session figure la signature d’un mémorandum d’entente dans le domaine de la santé, signé par le ministre kényan de la Santé, Aden Duale, et destiné à établir un cadre de coopération renforcée entre les deux pays. Cet accord prévoit le développement de partenariats techniques, l’échange d’expertises et la mise en œuvre d’initiatives communes pour améliorer les systèmes de santé publique et les prestations sanitaires.
Le partenariat porte notamment sur le renforcement de la coopération en matière d’information sanitaire et d’épidémiologie, à travers la collecte, l’analyse et le partage de données sanitaires et démographiques, la recherche scientifique ainsi que la surveillance des maladies. L’objectif est de soutenir les capacités de détection précoce, de préparation et de réponse coordonnée face aux épidémies, tout en consolidant le développement des ressources humaines dans le secteur.
L’accord englobe également l’accès à des médicaments essentiels à prix abordable, en particulier les médicaments génériques, le renforcement de la régulation pharmaceutique, la promotion de la fabrication locale ainsi que l’appui au développement de la médecine traditionnelle.















D’autres domaines de coopération sont prévus, notamment la santé maternelle, infantile et adolescente, les services de santé communautaire, l’assainissement environnemental ainsi que des spécialités telles que la médecine nucléaire et la médecine d’urgence.
La formation des ressources humaines figure aussi parmi les axes majeurs de ce partenariat, avec un engagement commun en faveur du renforcement des compétences des encadrants paramédicaux, des médecins spécialistes, des pharmaciens et d’autres professionnels du secteur, ainsi que de l’amélioration de la gestion hospitalière, des sciences de laboratoire et de l’enseignement en santé publique.
Rabat et Nairobi sont également convenus d’accélérer leur coopération dans les domaines du commerce, de l’investissement, du développement industriel et de la connectivité aérienne, en vue d’ouvrir de nouvelles perspectives de croissance et de prospérité partagée.
Cette dynamique s’inscrit dans la continuité de l’action du Royaume en faveur d’une coopération africaine solidaire, concrète et orientée vers les résultats. Elle s’appuie également sur des initiatives déjà en cours, notamment le programme d’implants cochléaires soutenu par la Fondation Princesse Lalla Asmaa, qui a permis la réalisation de 70 implants au profit de patients au Kenya.
La rencontre a en outre mis en évidence la volonté commune d’assurer un suivi effectif et une mise en œuvre rigoureuse des accords conclus, afin de leur donner un impact tangible. Aux côtés de Nasser Bourita, la délégation marocaine, comprenant notamment M. Mohamed Methqal, ambassadeur et directeur général de l’Agence marocaine de coopération internationale, a pris part à cette session, de même que plusieurs responsables kényans, dont Aden Duale à la Santé, Julius Migos Ogamba à l’Éducation et Hannah Cheptumo au Genre, ainsi que les équipes techniques des deux pays.
Ce nouveau jalon conforte la dynamique du partenariat maroco-kényan et illustre l’engagement du Maroc, sous la conduite de sa diplomatie, en faveur d’une coopération africaine fondée sur l’échange d’expertises, le renforcement des capacités et la réalisation de projets communs à fort impact.















