En marge de la 7ᵉ édition des Journées Portes Ouvertes de la Sûreté nationale, le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire, Abdellatif Hammouchi, et l’Inspecteur général de la Police nationale du Liberia, Coleman Gregory, ont signé un mémorandum d’entente destiné à renforcer la coopération policière entre Rabat et Monrovia. Par son contenu comme par son lieu de signature, cet accord confirme l’élargissement africain de la diplomatie sécuritaire marocaine et l’inscription de la DGSN-DGST dans une logique de partenariat Sud-Sud fondée sur la confiance, l’échange d’expertise et la sécurité partagée.
Le Maroc et le Liberia ont franchi, lundi à Rabat, une nouvelle étape dans leur coopération sécuritaire. Abdellatif Hammouchi, Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire, et Coleman Gregory, Inspecteur général de la Police nationale de la République du Liberia, ont signé un mémorandum d’entente visant à renforcer et structurer les relations entre les services de police des deux pays.
La signature est intervenue au siège de la 7ᵉ édition des Journées Portes Ouvertes de la Sûreté nationale, organisées à Rabat. Le choix du lieu est significatif. Les JPO ne sont plus seulement un espace d’ouverture de la DGSN sur les citoyens, les médias et le monde économique. Elles sont devenues une plateforme de soft power, de diplomatie sécuritaire et de projection stratégique du Maroc.
Dans le standing désormais imprimé au Royaume par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Abdellatif Hammouchi a fait de la DGSN-DGST une institution qui incarne, entraîne et rayonne. Une administration de souveraineté qui ne se limite plus à l’efficacité opérationnelle, mais participe aussi à l’image d’un État marocain sûr de sa méthode, de ses compétences et de sa place dans le monde.

Selon la Direction générale de la Sûreté nationale, ce mémorandum traduit la volonté commune du Maroc et du Liberia de consolider les relations d’amitié, la coopération technique et le partenariat opérationnel entre les services de police des deux pays. Il repose sur une conviction partagée : la sécurité commune passe par une coopération structurée, régulière et concrète entre institutions.
L’accord couvre plusieurs domaines sensibles : lutte contre la criminalité transfrontalière, combat contre le terrorisme et l’extrémisme violent, échange d’informations, assistance technique, coopération opérationnelle et renforcement des capacités des personnels de sécurité.
Il prévoit également une coordination dans les domaines de la migration, de la police des frontières, de la police scientifique et technique, ainsi que de la formation policière et du développement des méthodes d’entraînement. L’objectif est donc moins de produire un affichage diplomatique que de poser un cadre de travail entre deux appareils sécuritaires confrontés à des défis communs.

Cette signature s’inscrit dans une relation maroco-libérienne déjà marquée par une convergence politique importante. Sur la question du Sahara, Monrovia soutient clairement l’intégrité territoriale du Maroc et l’initiative d’autonomie. Le Liberia a également ouvert un consulat général à Dakhla en 2020, geste diplomatique fort en faveur de la souveraineté marocaine sur ses provinces du Sud.
À travers ce nouvel accord, Rabat confirme une méthode : renforcer, par touches successives, un réseau africain de coopération sécuritaire fondé sur la confiance, la formation, l’échange d’expertise et l’action opérationnelle. Pour la DGSN-DGST, cette coopération avec le Liberia ajoute une nouvelle pièce à l’architecture africaine de la diplomatie sécuritaire marocaine.






