Le Maroc a condamné, mercredi 29 juillet 2026, les attaques de drones contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, après une opération revendiquée par les Houthis contre des sites de Saudi Aramco notamment à Jazan et Yanbu.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger a condamné « dans les termes les plus fermes » les attaques ayant visé des infrastructures pétrolières saoudiennes.
Rabat a qualifié ces opérations de violation flagrante de la souveraineté de l’Arabie saoudite, d’atteinte grave à sa sécurité nationale et de menace pour la stabilité de la région du Golfe et de l’ensemble du Moyen-Orient.
Le Royaume a également réaffirmé sa pleine solidarité avec l’Arabie saoudite ainsi que son soutien aux mesures légitimes prises par Riyad pour défendre sa souveraineté, protéger son territoire et garantir la sécurité de ses citoyens et des résidents présents dans le pays.
Cette prise de position intervient après une série d’attaques menée depuis samedi 25 juillet contre des installations de Saudi Aramco à Jazan, dans le sud-ouest de l’Arabie saoudite.
Des images des frappes ont montré une importante colonne de fumée s’élevant à proximité de la raffinerie. Les Houthis du Yémen ont revendiqué l’opération, leur porte-parole militaire, Yahya Saree, affirmant que le groupe avait également ciblé des installations pétrolières à Yanbu, sur la côte de la mer Rouge.
Selon Reuters, Saudi Aramco a arrêté le 27 juillet la raffinerie de Jazan, dotée d’une capacité nominale de traitement de 400.000 barils de pétrole par jour.
L’attaque aurait endommagé le complexe de gazéification intégrée à cycle combiné ainsi que la zone de stockage du site. Les réparations pourraient être achevées et les opérations relancées autour du 15 août, selon la même source.
Le complexe de Jazan constitue l’une des principales infrastructures de raffinage du Royaume saoudien. Son arrêt temporaire intervient dans un contexte de tensions sur le marché international des produits raffinés, notamment l’essence, le diesel et le carburant aérien.
La fermeture retire provisoirement à Saudi Aramco 400.000 barils par jour de capacité nominale de raffinage. Si l’arrêt de Jazan renforce les inquiétudes sur l’approvisionnement en carburants, l’envolée d’environ 7 % des cours du pétrole enregistrée mercredi s’explique surtout par la reprise des frappes au Moyen-Orient, les risques pesant sur les routes maritimes et la forte baisse des stocks américains.


