Les recherches se poursuivent ce samedi dans les eaux du Tarajal, après la découverte de dix nouvelles victimes au large de Sebta. Le média local El Faro de Ceuta estime que le nombre total de morts pourrait approcher la centaine, tandis que le dernier bilan confirmé par les autorités espagnoles reste fixé à 67 décès.
La Guardia Civil poursuit, samedi 1er août, ses opérations de recherche dans la zone maritime située autour de la digue du Tarajal, principal point de passage emprunté lors des entrées massives survenues jeudi à Sebta.
Dix corps avaient été récupérés dans la matinée, contre sept lors d’un premier décompte établi quelques heures auparavant, rapporte El Faro de Ceuta. Les équipes spécialisées de la Guardia Civil continuent d’inspecter les fonds marins, les autorités craignant de découvrir d’autres victimes.
Le média local évoque désormais un bilan cumulé proche de 100 morts. Selon son propre décompte, 20 victimes auraient été retrouvées jeudi, 61 vendredi et dix samedi matin, soit 91 décès.
Ce chiffre n’a cependant pas été confirmé par les autorités espagnoles. Les sources de la délégation du gouvernement citées par EFE faisaient état samedi de 67 corps récupérés sur le littoral de Sebta. Reuters rapporte également un bilan officiel de 67 morts.
Des moyens exceptionnels mobilisés
La majorité des victimes auraient tenté de contourner la digue du Tarajal au moment où des milliers de personnes se dirigeaient simultanément vers Sebta. Les décès seraient principalement liés aux noyades et aux mouvements de foule survenus dans cette zone étroite, selon les informations rapportées par les médias espagnols.

Face à l’ampleur de la catastrophe, les autorités espagnoles ont mobilisé des capacités supplémentaires pour accueillir provisoirement les dépouilles. Des médecins légistes et des spécialistes de l’identification doivent également intervenir afin d’établir l’identité des victimes et de permettre leur restitution aux familles.
Les opérations pèsent fortement sur les unités maritimes et les plongeurs de la Guardia Civil, mobilisés depuis plusieurs jours entre les recherches, les sauvetages et la surveillance de la frontière.
Une barrière flottante installée
La situation s’est stabilisée dans la nuit de vendredi à samedi et aucune nouvelle entrée massive n’a été signalée. L’Espagne a néanmoins commencé à installer une barrière flottante d’environ 500 mètres devant la plage du Tarajal pour empêcher de nouvelles traversées par la mer.
Environ 50.000 à 60.000 personnes avaient franchi la frontière en moins de deux jours, avant que plus de 48.000 d’entre elles ne regagnent le Maroc, selon les autorités espagnoles. Malgré ce reflux, les recherches menées autour de la digue montrent que le bilan définitif de la crise de Sebta reste encore inconnu.


