La fermeture de la MINURSO devrait être achevée dans un délai de trois mois, selon une source diplomatique anonyme à Rabat, citée par l’agence russe TASS. Quatorze installations sont concernées, tandis qu’environ 120 observateurs militaires doivent quitter la région. Le Maroc aurait garanti son soutien à l’organisation du retrait.
Le Secrétariat des Nations unies aurait donné trois mois à Alexander Ivanko, qui dirigeait jusqu’alors la MINURSO, pour superviser sa liquidation, rapporte TASS dans une dépêche du 6 novembre. Selon la source diplomatique interrogée par l’agence, le responsable russe est désormais chargé de conduire la fermeture de la mission après l’échec du Conseil de sécurité à prolonger son mandat.
La désignation d’Alexander Ivanko a été officiellement confirmée le 6 novembre par Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies. Il a déclaré :
« À la suite de l’expiration du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental, la MINURSO, le 31 octobre, et de son non-renouvellement, le secrétaire général a, comme vous le savez, nommé l’ancien représentant spécial, Alexander Ivanko, à la tête de la structure de liquidation. Celle-ci sera chargée de mener toutes les activités de liquidation sur place, sous l’orientation et avec l’appui, bien entendu, de nos collègues du Département de l’appui opérationnel.Ces activités comprendront le rapatriement des observateurs militaires depuis leurs sites de déploiement, ainsi que le retrait ou l’élimination appropriée des équipements et des biens appartenant à l’ONU, le tout, bien entendu, conformément aux règles et directives applicables. »
Stéphane Dujarric – point de presse du 6 novembre 2026. Traduction française de la déclaration.
Les opérations prévues comprennent la fermeture de 14 installations onusiennes, l’évacuation des équipements les plus précieux et le départ d’environ 120 observateurs militaires. Près de 40 autres observateurs, actuellement en congé, ne regagneront pas leur affectation, précise cette source.
Le retrait concerne également les personnels civils. Quelque 60 employés internationaux et environ 130 employés locaux doivent être licenciés. Ils recevront, selon les informations rapportées par TASS, des notifications de suppression de poste invoquant un cas de « force majeure ».
Rabat sollicité pour accompagner le retrait
Dans une seconde dépêche publiée le même jour, TASS rapporte qu’Alexander Ivanko aurait rencontré le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, afin de discuter des conditions d’un départ organisé et sécurisé.
Selon une source diplomatique anonyme à Rabat citée par l’agence, les autorités marocaines ont garanti leur entière coopération et proposé l’assistance nécessaire pour permettre l’achèvement du retrait dans le délai de trois mois. Cette source ajoute qu’aucune solution alternative de prolongation de la mission n’est alors envisagée.
Sources : ONU, point de presse du 6 novembre ; TASS, dépêche sur la liquidation du 6 novembre et dépêche sur la coopération marocaine.



