Sir Keir Starmer, Premier ministre britannique depuis juillet 2024 et chef du Parti travailliste (Labour Party), serait sur le point de démissionner. Selon des informations du Sun on Sunday, il sait que « les choses vont mal » et réfléchit sérieusement à son avenir ce week-end.
Son principal rival au sein du parti, Andy Burnham, vient de remporter une victoire écrasante lors d’une élection partielle à Makerfield, dans le nord-ouest de l’Angleterre. Burnham, ancien maire du Grand Manchester et figure très populaire du Labour (surnommé le « King of the North »), a obtenu 55 % des voix contre seulement 35 % pour le candidat de Reform UK. Cette victoire lui permet d’entrer au Parlement comme député et renforce considérablement sa position pour défier Starmer.

Le Premier ministre pèse actuellement « ce qui est le mieux pour le pays ». Il craint qu’une bataille ouverte pour le leadership ne plonge le Parti travailliste et le gouvernement dans le chaos. Un allié de haut rang a confié au journal qu’il n’y aurait que 25 % de chances que Starmer décide de se battre pour rester à son poste.
Starmer n’a pas encore pris sa décision définitive. Il a passé le week-end à discuter avec son épouse, Vic, à Chequers, la résidence officielle des Premiers ministres. Publiquement, il a répété qu’il resterait et combattrait tout défi. Mais selon plusieurs sources internes, son humeur a changé après l’ampleur de la victoire de Burnham.
Vendredi, Starmer a multiplié les réunions et les appels avec ses ministres les plus proches. La secrétaire aux Transports, Heidi Alexander, lui aurait clairement conseillé de fixer un calendrier de départ afin de permettre à Andy Burnham d’être installé au 10 Downing Street sans provoquer une crise prolongée au sein du parti au pouvoir.
Cette situation pourrait marquer un tournant important pour le gouvernement travailliste britannique









