Dans une alerte publiée ce dimanche 25 octobre, l’ambassade américaine à Riyad confirme l’ordre donné aux agents gouvernementaux américains non essentiels et aux familles du personnel de quitter l’Arabie saoudite. Washington invoque les attaques houthies contre les aéroports et les infrastructures du royaume et avertit d’un risque d’extension rapide des hostilités. L’ordre de départ est effectif depuis le 23 octobre.
Washington réduit son exposition à la dégradation de la sécurité en Arabie saoudite. Dans une alerte publiée dimanche 25 octobre, l’ambassade américaine à Riyad rappelle que le département d’État a imposé le départ des employés non indispensables aux opérations d’urgence et des membres des familles des agents américains, en raison des risques sécuritaires. L’ordre est entré en vigueur deux jours auparavant.
La décision avait été annoncée dès le 21 octobre par le porte-parole du département d’État, Tommy Pigott. Celui-ci avait précisé que l’ordre concernait l’Arabie saoudite uniquement, alors que des informations circulaient sur des départs plus larges dans les missions américaines du Golfe. Reuters rapportait parallèlement, en citant quatre responsables américains, que d’autres représentations de la région préparaient le départ de familles de leurs agents.
Les aéroports et les installations énergétiques sous pression
Les autorités américaines attribuent cette décision à la multiplication des attaques des Houthis, soutenus par l’Iran, contre les aéroports civils et d’autres infrastructures critiques saoudiennes. Elles soulignent les pertes civiles, les perturbations des déplacements et le risque d’une propagation rapide des hostilités au-delà des zones directement touchées.
Le 21 octobre, une attaque contre l’aéroport international du roi Fahd, à Dammam, a fait deux morts et huit blessés, selon le bilan actualisé le lendemain par l’Autorité générale de l’aviation civile saoudienne. Les deux personnes tuées étaient un ressortissant saoudien et un ressortissant indien.
Le même jour, deux autres personnes ont été tuées après l’interception d’un drone qui tentait de viser une installation du champ pétrolier de Shaybah, exploité par Saudi Aramco, selon le ministère saoudien de l’Énergie cité par Reuters.
Une autorisation spéciale pour emprunter les aéroports
La menace pèse aussi sur les conditions de déplacement des agents américains. Ceux qui travaillent en Arabie saoudite doivent désormais obtenir une autorisation spéciale pour utiliser n’importe quel aéroport du pays, selon les consignes du département d’État.
L’alerte du 25 octobre fait état d’une réouverture partielle de l’aéroport international du roi Khaled, à Riyad, pour les vols intérieurs et certains vols internationaux assurés par les transporteurs nationaux. Une partie des liaisons habituellement opérées depuis la capitale a été transférée vers l’aéroport international Prince Naif bin Abdulaziz, dans la région de Qassim.
Les aéroports du roi Abdelaziz, à Djeddah, et du roi Fahd, à Dammam, restent opérationnels, avec des retards et des annulations. La mission américaine appelle les voyageurs à vérifier leurs vols directement auprès des compagnies et des aéroports, compte tenu des risques de nouvelles attaques et de fermeture de l’espace aérien.
Washington maintient son avertissement aux voyageurs
Dans ses conseils actualisés le 23 octobre, le département d’État maintient l’Arabie saoudite au niveau 3, qui invite les ressortissants américains à reconsidérer leurs projets de voyage. La zone frontalière avec le Yémen relève du niveau 4, assorti d’une recommandation de ne pas s’y rendre. Washington demande également à ses ressortissants de prévoir un moyen de quitter le pays en cas d’urgence sans dépendre de l’aide du gouvernement américain.






