Le calendrier est saisissant. Alors qu’elle disputait, ce mercredi 23 septembre, les élections législatives à Casablanca-Anfa sous les couleurs de l’Union constitutionnelle, Kenza Chraibi a été déchue par le tribunal administratif de Casablanca de son mandat au Conseil de la commune.
Le tribunal administratif de Casablanca a prononcé, ce mercredi, la déchéance de Kenza Chraibi de sa qualité de membre du Conseil de la commune de Casablanca, avec les conséquences juridiques qui en découlent.
La décision a été rendue dans le dossier n°2026/7107/3687, sous le jugement n°3396.
Au cœur du dossier : le passage de Kenza Chraibi du Parti authenticité et modernité (PAM), sous l’étiquette duquel elle avait été élue en 2021 et avait accédé à la présidence de l’arrondissement de Sidi Belyout, à l’Union constitutionnelle (UC), qui l’a investie pour les législatives à Casablanca-Anfa.
Le PAM avait saisi la justice administrative pour obtenir sa déchéance de son mandat communal après ce changement d’appartenance politique.
La décision concerne son siège au Conseil de Casablanca et ne constitue pas une condamnation pénale. Ses conséquences exactes sur sa présidence de l’arrondissement de Sidi Belyout devront être précisées au regard de l’exécution du jugement.
Le télescopage reste néanmoins spectaculaire : le jour même où Kenza Chraibi sollicitait des électeurs un nouveau mandat parlementaire sous les couleurs de l’UC, la justice lui retirait le mandat communal obtenu en 2021 sous celles du PAM.






