Inaugurée officiellement le 13 avril 2026 par SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, sur ordre de SM le Roi Mohammed VI, la Tour Mohammed VI continue de retenir l’attention de la presse internationale. Dans une dépêche de l’Associated Press reprise par l’ensemble de la presse américaine notamment The Washington Post, ce gratte-ciel de 55 étages, réalisé pour un investissement estimé à 700 millions de dollars, est présenté comme l’un des nouveaux marqueurs des ambitions mondiales du Maroc. Érigée sur la rive droite du Bouregreg, entre Rabat et Salé, cette icône architecturale s’inscrit dans la dynamique de modernisation, d’attractivité et de rayonnement portée par les grands projets structurants du Royaume.
Avec ses 250 mètres de hauteur, soit environ 820 pieds, la Tour Mohammed VI s’impose désormais dans le paysage urbain de Rabat-Salé. Inspirée, selon ses promoteurs, par l’image d’une fusée sur son pas de lancement, elle compte parmi les plus hauts gratte-ciel du continent africain.
Le bâtiment accueillera notamment un hôtel de luxe Waldorf Astoria, des bureaux, des commerces, des restaurants et des appartements haut de gamme. Selon Leila Haddaoui, directrice de la société de développement O Tower, citée par l’Associated Press, la tour devrait générer 450 emplois directs et 3.500 emplois indirects.
Construite sur huit années, avec la participation de plus de 2.500 travailleurs venus de plus d’une douzaine de pays, la Tour Mohammed VI s’inscrit dans une zone urbaine en pleine transformation, à proximité du Grand Théâtre de Rabat, conçu par l’architecte irako-britannique Zaha Hadid. Depuis ses étages supérieurs, elle offre une vue sur l’Atlantique, Rabat et Salé.
Pour The Washington Post, qui reprend la dépêche de l’Associated Press, cette inauguration illustre la volonté du Maroc de projeter Rabat et Salé sur la scène internationale. Souvent moins visibles que Marrakech, Casablanca, Tanger ou Agadir dans l’imaginaire touristique, les deux villes sont désormais placées au cœur d’une stratégie de montée en gamme urbaine et culturelle.
Cette dynamique intervient alors que le Maroc, déjà présenté comme le pays le plus visité d’Afrique, cherche à consolider son attractivité à l’approche de la Coupe du monde 2030, qu’il coorganisera avec l’Espagne et le Portugal. Le Royaume entend ainsi capitaliser sur son image de stabilité, ses grands projets d’infrastructure et son positionnement de carrefour entre l’Afrique, l’Europe et le monde arabe.
La Tour Mohammed VI porte également la marque d’Othmane Benjelloun, président de Bank of Africa. Selon la direction de la tour, l’idée du projet remonterait à une invitation de la NASA adressée au magnat marocain en 1969, à l’occasion d’une simulation spatiale organisée avant la mission Apollo 12.
La portée symbolique du projet est assumée. La tour figure déjà sur le billet marocain de 200 dirhams, signe de son inscription dans le récit contemporain des grands chantiers du Royaume. Pour ses promoteurs, elle incarne une ambition de rayonnement, de modernité et de puissance douce, notamment en Afrique et au Moyen-Orient.
Entre vitrine architecturale, outil d’attractivité et marqueur de projection internationale, la Tour Mohammed VI s’ajoute ainsi aux grands symboles urbains du Maroc contemporain. Son inauguration confirme la place croissante accordée aux projets de prestige dans la stratégie d’influence du Royaume, au moment où celui-ci prépare plusieurs rendez-vous majeurs sur la scène mondiale.









