Le Conseil de sécurité des Nations unies n’a pas reconduit le mandat de la Minurso lors de sa réunion du vendredi 30 octobre 2026, annonce le Cabinet Royal. Le communiqué présente cette évolution comme « un pas significatif vers la clôture définitive » du dossier du Sahara marocain aux Nations unies. La présence de la mission dans les provinces du Sud devrait cesser dans les prochains jours, tandis que le Maroc réaffirme son attachement au cessez-le-feu et la poursuite de son action diplomatique.
Le Cabinet Royal qualifie la non-reconduction du mandat de la Minurso d’« évolution importante ». Dans son communiqué du 30 octobre, il souligne que ce développement coïncide avec la célébration de la fête de l’Unité, décrétée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste.
Cette fête incarne, selon le communiqué, une rupture dans le traitement du dossier du Sahara marocain, avec le passage « d’une simple logique de gestion à une approche de transformation profonde des paramètres ».
Une présence qui devrait cesser dans les prochains jours
Le Cabinet Royal précise que la non-reconduction du mandat signifie que la présence de la Minurso dans les provinces du sud du Royaume devrait prendre fin dans les prochains jours. Le communiqué mentionne expressément le personnel de la mission, ses véhicules, son matériel et ses symboles.
La Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental, désignée par l’acronyme Minurso, avait été créée le 29 avril 1991 par la résolution 690 du Conseil de sécurité.
« C’est une page de 35 ans qui est désormais tournée », affirme le Cabinet Royal. Le communiqué décrit une mission héritée d’un contexte « anachronique et révolu », qui a longtemps constitué, selon lui, un instrument d’internationalisation du différend régional relatif au recouvrement légitime par le Royaume de ses provinces sahariennes.
Les suites annoncées au Conseil de sécurité
Le communiqué indique également que la non-reconduction de la Minurso « devrait marquer la fin de la saisine du Conseil de sécurité et le retrait de cette question de son ordre du jour ».
Dans cette perspective, les réunions statutaires périodiques du Conseil consacrées au Sahara marocain, les rapports correspondants du secrétaire général des Nations unies et les exposés de son envoyé personnel « n’auraient plus lieu d’être », précise le Cabinet Royal.
Le texte indique que le processus politique onusien « se trouve ainsi suspendu ». Il dénonce les tergiversations des autres parties, leur entêtement à créer le blocage et à faire perdurer le statu quo, qui ont marqué ce processus.
Le Cabinet Royal annonce, par ailleurs, que des actions similaires seront menées prochainement au sein des autres organes de l’ONU.
Un attachement réaffirmé au cessez-le-feu
Tout en exprimant sa satisfaction face à cette évolution, le Maroc demeure fermement attaché au cessez-le-feu, souligne le communiqué.
Cet engagement s’inscrit dans le strict respect de l’intégrité territoriale du Royaume, de sa sécurité nationale et de la quiétude de ses citoyens.
La poursuite de l’action diplomatique en faveur de l’autonomie
La dynamique internationale lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI se poursuivra aux niveaux bilatéral et régional, annonce le Cabinet Royal.
Selon le communiqué, cette action a déjà permis de réunir des soutiens importants : plus des deux tiers des États membres de l’ONU, dont des membres permanents du Conseil de sécurité et des puissances influentes, appuient clairement l’autonomie sous souveraineté marocaine comme seul cadre de solution pour régler ce différend régional.
Communiqué du Cabinet Royal
Rabat · Vendredi 30 octobre 2026
Le mandat de la Minurso n’a pas été reconduit par le Conseil de sécurité des Nations Unies lors de sa réunion de ce jour, 30 octobre 2026.
Il s’agit d’une évolution importante et d’un pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations Unies.
Ce développement majeur coïncide avec la célébration de la fête de l’Unité, décrétée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, pour incarner la rupture dans la gestion de ce dossier, passant d’une simple logique de gestion à une approche de transformation profonde des paramètres.
Ainsi, la non-reconduction du mandat de la Minurso signifie clairement que la présence de cette Mission dans les provinces du sud du Royaume, notamment à travers son personnel, ses véhicules, son matériel et ses symboles, devrait cesser dans les prochains jours.
C’est une page de 35 ans qui est désormais tournée. Héritée d’un contexte anachronique et révolu, cette Mission a longtemps constitué un instrument d’internationalisation du différend régional relatif au recouvrement légitime par le Royaume du Maroc de ses provinces sahariennes.
En outre, la non-reconduction de la Minurso devrait marquer la fin de la saisine du Conseil de sécurité et le retrait de cette question de son ordre du jour. Dès lors, les réunions statutaires périodiques du Conseil consacrées au Sahara marocain, les rapports du Secrétaire général des Nations Unies y afférents et les briefings de son Envoyé personnel, n’auraient plus lieu d’être.
Le processus politique onusien, qui a été marqué malheureusement par les tergiversations des autres parties, leur entêtement à créer le blocage et à faire perdurer le statu quo, se trouve ainsi suspendu. Des actions similaires seront également menées prochainement au sein des autres organes de l’ONU.
Tout en marquant sa satisfaction de cette évolution, le Maroc demeure fermement attaché au cessez-le-feu, dans le strict respect de son intégrité territoriale, de sa sécurité nationale et de la quiétude de ses citoyens.
Par ailleurs, la dynamique internationale lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu Le préserve, se poursuivra, aux niveaux bilatéral et régional. Elle a d’ores et déjà permis de capitaliser des soutiens importants, puisque plus des deux tiers des membres de l’ONU, y compris des membres permanents du Conseil de sécurité et les puissances influentes, appuient clairement l’autonomie, sous souveraineté marocaine, comme seul cadre de solution pour régler ce différend régional.







