Partenariat Russie-Afrique : pour El Mansouri le temps est pour « le passage de la planification aux actes »

Le Maroc appelle à concentrer le partenariat Russie-Afrique sur la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique, l’industrialisation et le transfert de technologies. À Moscou, le 29 octobre, Fatima Ezzahra El Mansouri a plaidé pour des actions concrètes répondant aux priorités des pays africains.

« Le Partenariat Russie-Afrique franchit un cap : celui du passage de la planification aux actes, afin de permettre à notre plateforme d’exprimer son plein potentiel », a déclaré la cheffe du gouvernement lors de la séance plénière du troisième sommet, le 29 octobre 2026. Elle y représentait Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Quatre priorités pour les prochaines années

Mme El Mansouri a indiqué que les plans d’action adoptés à Sotchi et à Saint-Pétersbourg avaient posé des jalons. Elle a appelé à les adapter aux priorités du continent : sécurité alimentaire, sécurité énergétique, industrialisation et transfert de technologies. Le partenariat russo-africain gagnerait à concentrer ses efforts sur ces quatre domaines dans les années à venir, a-t-elle soutenu.

Le Maroc reste attaché à ce partenariat et souhaite contribuer au lancement d’axes de coopération concrets et novateurs, conformément à la Vision de Sa Majesté le Roi, a ajouté la cheffe du gouvernement. Le Royaume « se tient prêt à soutenir cette initiative avec toute la force de son expérience, dans le cadre des valeurs communes qui régissent nos relations », a-t-elle affirmé.

Des rencontres institutionnalisées et des chantiers de coopération

Sept ans après Sotchi et trois ans après Saint-Pétersbourg, Mme El Mansouri a rappelé l’institutionnalisation des rencontres, la consolidation du dialogue politique et l’adoption de plans d’action.

Elle a également cité l’ouverture de chantiers dans la sécurité alimentaire, l’énergie, les infrastructures, la santé, l’éducation, la formation et le transfert de technologies. Selon les chiffres présentés dans son intervention, le commerce entre la Russie et le continent africain a franchi le seuil de 27,7 milliards de dollars en 2025.

Identifier les prochaines étapes

Le sommet doit permettre d’identifier les prochaines étapes du partenariat, a souligné la cheffe du gouvernement. À mesure que son cadre institutionnel se consolide, les attentes des nations africaines se renforcent, a-t-elle ajouté, en citant la sécurité alimentaire, l’énergie, le développement et la souveraineté économique.

Sources : MAP, 29 octobre 2026, reprise par la Chefferie du gouvernement.

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