Mohamed El Faïd interdit de quitter le Maroc : quatre chefs d’accusation et un procès fixé au 9 novembre

Le parquet près le tribunal de première instance de Benslimane a décidé, mercredi 4 novembre 2026, de poursuivre Mohamed El Faïd en liberté, tout en lui interdisant de quitter le territoire national. Le spécialiste de la nutrition, devenu une figure controversée des réseaux sociaux en raison de ses prises de position religieuses, devra répondre de plusieurs accusations, notamment d’incitation à la haine, d’atteinte à la religion islamique et d’incitation à commettre un crime.

Les controverses suscitées par les déclarations de Mohamed El Faïd sur YouTube prennent désormais une dimension judiciaire. Présenté mercredi devant le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Benslimane, l’intéressé a été officiellement poursuivi en état de liberté, assorti d’une interdiction de quitter le Maroc.

Selon les informations rapportées par Hespress, cette décision intervient au terme d’une enquête conduite par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), portant sur plusieurs déclarations antérieures attribuées à Mohamed El Faïd et diffusées sur les réseaux sociaux.

Quatre accusations retenues

Les poursuites engagées contre Mohamed El Faïd portent sur quatre chefs d’accusation : l’incitation à la haine, l’atteinte à la religion islamique, la diffamation visant des femmes en raison de leur sexe et l’incitation à commettre un crime.

Ces accusations font notamment référence à des interventions publiques dans lesquelles le youtubeur s’est exprimé sur des questions religieuses, des institutions et des personnalités du champ religieux marocain.

Les investigations auraient également porté sur des vidéos et publications ayant suscité des réactions et des initiatives judiciaires de la part d’acteurs associatifs.

Un passeport retiré et une première audience lundi

Outre l’interdiction de sortie du territoire, le passeport de Mohamed El Faïd aurait été retiré, selon Le360, afin de garantir l’application de la mesure décidée par le parquet.

La première audience de son procès est fixée au lundi 9 novembre 2026, devant la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Benslimane.

Des polémiques numériques au prétoire

Connu initialement pour ses interventions consacrées à la nutrition et à l’alimentation « bio », Mohamed El Faïd a progressivement élargi ses prises de parole à des questions religieuses et sociétales, suscitant de vives controverses.

Certaines de ses déclarations, notamment celles portant sur les institutions religieuses et sur la place des femmes, ont provoqué des réactions contradictoires sur les plateformes numériques.

L’ouverture de cette procédure judiciaire marque un changement de nature dans cette affaire : les propos jusqu’ici débattus dans l’espace public feront désormais l’objet d’un examen devant la justice.

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