Le journaliste américain Tucker Carlson lance une alerte d’une gravité exceptionnelle : Benjamin Netanyahu exercerait des pressions quotidiennes sur Donald Trump pour obtenir une frappe nucléaire contre une installation iranienne souterraine. Selon ses informations, le président américain pourrait prendre sa décision d’ici le samedi 7 novembre. Une accusation explosive, encore non corroborée, qui intervient alors que Washington et Téhéran négocient à Doha et qu’Israël réclame la reprise des opérations militaires.
L’Amérique pourrait-elle utiliser de nouveau l’arme atomique, quatre-vingt-un ans après Hiroshima et Nagasaki ? Tucker Carlson affirme que cette hypothèse serait désormais discutée au plus haut niveau de l’administration Trump.
Dans une longue déclaration publiée lundi 2 novembre sur X, l’ancien présentateur vedette de Fox News, devenu l’une des voix les plus virulentes contre l’intervention américaine en Iran, met directement en cause le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
« Sous la pression du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, l’administration Trump pourrait être à quelques jours de lancer une frappe nucléaire contre l’Iran », écrit-il.
Carlson désigne une cible précise : Montagne de la Pioche, une installation souterraine située dans le centre de l’Iran, à proximité du complexe nucléaire de Natanz.
D’après lui, les services de renseignement israéliens soupçonnent Téhéran d’y avoir repris ses activités d’enrichissement d’uranium. Le site serait protégé par quelque 90 mètres de granit, une profondeur qui le placerait, selon Carlson, hors de portée des armes conventionnelles américaines.
Il en tire une conclusion radicale : « La seule option militaire est une frappe nucléaire. »
Citant une source présentée comme informée, le journaliste affirme que Netanyahu téléphone quotidiennement à Trump pour obtenir son feu vert.
Netanyahu, une guerre pour rester au pouvoir ?
Tucker Carlson avance une explication politique à l’insistance présumée du Premier ministre israélien : sa survie à la tête du gouvernement.
Les élections législatives israéliennes du 27 octobre ont placé Netanyahu dans une situation délicate. Son parti, le Likoud, est arrivé en tête avec 27 sièges, mais le bloc qui lui est favorable n’en totalise que 53, loin des 61 nécessaires pour obtenir une majorité à la Knesset.
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Netanyahu et la pression sur Trump
Une frappe nucléaire contre l’Iran : les accusations de Tucker Carlson
Sous la pression du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, l’administration Trump pourrait être à quelques jours de lancer une frappe nucléaire contre l’Iran. La cible serait Pickax Mountain, dans le centre de l’Iran, où, selon les services de renseignement israéliens, le gouvernement iranien aurait repris son programme d’enrichissement nucléaire. Aucune arme conventionnelle de l’arsenal américain ne peut traverser 300 pieds (environ 91 mètres) de granit massif pour détruire les tunnels où cet enrichissement serait censé avoir lieu. La seule option militaire serait une frappe nucléaire. Netanyahu fait fortement pression en ce sens. « Bibi appelle Trump à ce sujet tous les jours », affirme un observateur informé.
Netanyahu est acculé et désespéré. Après les résultats des élections de la semaine dernière, il ne peut former de gouvernement à moins que Trump n’intervienne directement dans la politique israélienne et ne négocie un accord avec d’autres partis lui assurant 61 sièges à la Knesset. Sinon, il perdra son poste de Premier ministre et prendra le chemin du déshonneur, des enquêtes et peut-être de la prison. Netanyahu doit rester proche de Trump. Il a besoin de cette guerre.
À cette fin, il exerce une pression maximale sur ses plus proches alliés au sein de l’administration, notamment le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et le commandant du CENTCOM Brad Cooper. Tous deux s’opposent à un règlement négocié de la guerre qu’ils ont si gravement mal gérée ; tous deux poussent à reprendre des opérations militaires d’envergure. Le secrétaire d’État Marco Rubio et le directeur de la CIA John Ratcliffe suivent eux aussi la ligne de Netanyahu, tout comme les dirigeants du Parti démocrate. Lors d’une récente réunion sur le sujet, l’ancien président Barack Obama a déclaré s’opposer à l’accord de paix avec l’Iran actuellement en préparation à Doha.
Carlson estime que Netanyahu aurait besoin d’une intervention personnelle de Donald Trump pour convaincre d’autres formations de rejoindre sa coalition.
Sans cela, affirme-t-il, le dirigeant israélien risque de perdre le pouvoir et de se retrouver davantage exposé aux procédures judiciaires auxquelles il fait face.
« Netanyahu doit rester proche de Trump. Il a besoin de cette guerre », écrit Carlson.
Le journaliste accuse également plusieurs hauts responsables américains, dont le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, le commandant du CENTCOM Brad Cooper, le secrétaire d’État Marco Rubio et le directeur de la CIA John Ratcliffe, d’épouser les positions israéliennes favorables à une reprise des combats.
Il affirme même que l’ancien président Barack Obama se serait prononcé contre le projet d’accord avec l’Iran actuellement négocié à Doha.
Une pression israélienne confirmée
L’alerte de Carlson intervient toutefois dans un contexte militaire particulièrement tendu. Selon des informations publiées le 1er novembre par Axios, Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont eu, samedi, un échange téléphonique au sujet des négociations avec l’Iran et d’une éventuelle reprise des hostilités.
Des sources américaines et israéliennes citées par le média confirment que Netanyahu souhaite des frappes dès la fin des élections américaines de mi-mandat, prévues le 3 novembre.
Trump préférerait, pour le moment, laisser une chance aux négociations.
Le président américain n’a pourtant jamais écarté de nouvelles opérations militaires contre les installations iraniennes. Le 31 octobre, il a même évoqué directement Pickaxe Mountain, assurant que les États-Unis disposaient d’un plan permettant de neutraliser le site très rapidement.
Dans un entretien accordé à Newsmax, le 16 octobre dernier, rapporté par Reuters, Donald Trump avait explicitement exclu le recours à une arme nucléaire contre l’Iran : « Je n’utiliserais pas le nucléaire. Nous n’en avons pas besoin. »
Toutefois, l’alerte de Carlson intervient à un moment où les États-Unis préparent effectivement l’éventualité d’une nouvelle campagne militaire contre l’Iran et où le gouvernement israélien cherche à accélérer cette option.
« Après la première frappe nucléaire, la Troisième Guerre mondiale sera inévitable »
Pour Tucker Carlson, les conséquences d’une attaque atomique américaine dépasseraient très largement les frontières iraniennes.
Il évoque une contamination radioactive du Golfe persique, susceptible, selon ses estimations, de menacer l’approvisionnement en eau de 100 millions de personnes.
Déclaration sur X · Traduction intégrale
Le Golfe et le risque d’embrasement mondial
Les conséquences redoutées d’une frappe nucléaire
Les autres alliés de longue date des États-Unis au Moyen-Orient sont terrifiés à l’idée d’une nouvelle guerre. Le 27 septembre, Netanyahu s’est secrètement rendu à Abou Dhabi pour tenter de rallier les Émirats arabes unis à ses pressions en faveur d’une attaque finale contre l’Iran. Les Émiratis ont refusé. Après huit mois de conflit, les économies du Golfe vacillent. Il en va de même des marchés mondiaux de l’énergie et des engrais. Ils ne s’en remettront pas de sitôt. Dans le monde, il existe environ 850 superpétroliers qui transportent le pétrole des pays producteurs vers le reste de la planète. Rien qu’en octobre, onze d’entre eux ont été gravement endommagés à Ormuz. À ce rythme, une dépression mondiale est imminente. Une frappe nucléaire accélérerait radicalement les destructions. Les retombées radioactives d’une explosion au sol à Pickax Mountain contamineraient le golfe Persique et empoisonneraient l’approvisionnement en eau de 100 millions de personnes.
Et ce ne sont là que quelques-unes des conséquences immédiates pour la région. Le reste du monde est tout aussi exposé. Aucun autre pays que les États-Unis n’a jamais utilisé d’arme nucléaire en temps de guerre. Certains aimeraient le faire. Une attaque nucléaire américaine contre l’Iran créerait un nouveau précédent. Les Russes ont déjà fait savoir à au moins deux autres gouvernements qu’une frappe nucléaire américaine contre l’Iran leur donnerait toute latitude pour employer des armes nucléaires contre l’Ukraine. Le Pakistan et l’Inde pourraient être tentés d’en faire autant l’un contre l’autre, tout comme la Corée du Nord contre Séoul. Après la première frappe nucléaire, la Troisième Guerre mondiale serait inévitable. Cette guerre serait courte et définitive.
Depuis des mois, nous avançons comme des somnambules vers ce moment. Depuis février, l’administration a discrètement réécrit la doctrine nucléaire américaine pour rendre plus facile, et donc plus probable, le premier emploi des armes nucléaires dites « de champ de bataille ». Personne à Washington, dans aucun des deux partis, ne semble s’en inquiéter. Nous sommes maintenant au bord du précipice.
Le journaliste affirme également que onze superpétroliers auraient été gravement endommagés dans le détroit d’Ormuz au cours du seul mois d’octobre, alors que les marchés mondiaux du pétrole et des engrais subissent déjà les conséquences de huit mois de guerre.
Il soutient par ailleurs que la Russie aurait prévenu plusieurs gouvernements qu’une frappe nucléaire américaine contre l’Iran pourrait ouvrir la voie à l’emploi d’armes atomiques en Ukraine.
L’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord pourraient, selon lui, être tentés de suivre cet exemple dans leurs propres conflits.
« Après la première frappe nucléaire, la Troisième Guerre mondiale sera inévitable. Cette guerre sera courte et définitive », prévient-il.
Carlson affirme aussi que l’administration américaine aurait discrètement modifié sa doctrine nucléaire depuis février afin de faciliter le premier emploi d’armes atomiques tactiques.
JD Vance et Steve Witkoff, les derniers remparts diplomatiques ?
Malgré le tableau alarmant qu’il dresse, Tucker Carlson affirme que Donald Trump n’a pas encore pris sa décision.
Le président américain écouterait actuellement deux personnalités opposées à une nouvelle escalade : son vice-président JD Vance et son émissaire Steve Witkoff. Tous deux défendraient la possibilité de parvenir à un accord avec Téhéran.
Cette perspective diplomatique est confortée par les informations de Reuters : dimanche 1er novembre, les négociateurs iraniens et les médiateurs qataris poursuivaient à Doha leur troisième journée consécutive de discussions.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé que les consultations progressaient, tout en soulignant qu’aucun accord définitif n’avait été conclu.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a également déclaré que Trump n’avait pas encore décidé de reprendre les frappes et privilégiait une issue diplomatique.
Trump trancherait le 7 novembre
Tucker Carlson situe au samedi 7 novembre l’échéance à laquelle Donald Trump pourrait, selon ses sources, trancher la question du recours à l’arme nucléaire.
Son intervention se termine par un appel à l’opinion publique internationale, qu’il exhorte à empêcher une décision susceptible, selon lui, de précipiter le monde dans une catastrophe nucléaire.
Déclaration sur X · Traduction intégrale
Le 7 novembre, une décision attribuée à Trump
Vance et Witkoff défendraient encore la voie d’un accord
Des observateurs proches du dossier disent que Trump devrait décider, d’ici au week-end prochain, s’il utilisera ou non des armes nucléaires. Ce serait le 7 novembre, dans six jours. Il faut lui reconnaître qu’il hésite. Pour l’instant, Trump écoute son vice-président JD Vance ainsi que son émissaire et ami Steve Witkoff, qui estiment tous deux qu’un accord avec l’Iran est possible.
Ils ont raison, même si ce ne sera pas simple. Il est notoirement difficile de négocier avec les Iraniens, quelles que soient les circonstances, et certains éléments de ce gouvernement se sont radicalisés depuis la mort, en février, de l’ayatollah Ali Khamenei et de sa famille. Après des décennies d’isolement, même les dirigeants iraniens relativement modérés semblent mal comprendre comment les décisions sont prises en Occident. (À Téhéran, par exemple, l’idée que le gouvernement américain contrôle Israël est largement répandue.) Mais, dans l’ensemble, les personnes qui ont discuté avec les décideurs iraniens disent qu’il existe un consensus sur le fait qu’une nouvelle guerre serait mauvaise pour tout le monde et qu’un accord mérite d’être conclu.
Un groupe n’a toutefois pas encore été consulté : la population mondiale — ces centaines de millions de personnes qui seront tuées, avec leurs enfants, si Trump est poussé par Netanyahu à lancer une frappe nucléaire la semaine prochaine. Il est temps, pour elles, de faire entendre leur voix.

