Lors d’un dîner de Shabbat organisé à Washington par Rabbi Yehuda Kaploun, envoyé spécial du président américain pour la lutte contre l’antisémitisme, l’ambassadrice d’Arabie saoudite aux États-Unis, Princess Reema bint Bandar Al Saud, a reconnu éprouver des « regrets » quant à l’échec des efforts de normalisation entre Riyad et Israël avant le 7 octobre.
L’événement s’est tenu au Donald J. Trump Peace Institute, en présence de plusieurs dizaines de diplomates, de responsables de l’administration Trump et de représentants de la communauté juive américaine. Selon les organisateurs, entre 40 et 45 invités ont participé à ce dîner, conçu pour faire découvrir la signification du Shabbat à des diplomates étrangers et à des responsables du Département d’État.
La veille, le même lieu avait accueilli la session inaugurale du Gaza Board of Peace, consacrée à la réhabilitation de Gaza. Parmi les participants figuraient également l’ambassadeur des Émirats arabes unis à Washington, Yousef Al-Otaiba, malgré les tensions récentes entre Riyad et Abou Dhabi.
« Très proches » d’un accord avant le 7 octobre
Selon Rabbi Kaploun, l’ambassadrice saoudienne a souligné combien l’Arabie saoudite et Israël avaient été proches d’une normalisation avant les attaques du 7 octobre. Elle aurait indiqué que ce dossier lui tenait personnellement à cœur et exprimé ses regrets quant à l’échec des démarches engagées.
Toujours d’après l’envoyé américain, elle aurait également insisté sur le fait que « le leadership exige du courage » et appelé à promouvoir une culture du respect mutuel.
Ces propos interviennent alors que la perspective d’un accord de normalisation entre Riyad et Tel-Aviv, évoquée à plusieurs reprises avant la guerre à Gaza, demeure gelée dans le contexte régional actuel.
Rabbi Kaploun, confirmé par le Sénat en décembre, a indiqué vouloir multiplier ce type d’initiatives diplomatiques. Il a récemment rencontré le ministre émirati des Affaires étrangères, Abdallah ben Zayed Al Nahyane, après un entretien similaire avec le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Fayçal ben Farhan Al Saoud, en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité.
Selon lui, ces discussions ont porté sur la consolidation des acquis des accords d’Abraham, avec l’idée que la paix favorise la prospérité et que la rhétorique de haine doit être condamnée. Les deux ministres auraient exprimé leur soutien aux efforts de l’administration américaine pour promouvoir des initiatives de paix au Moyen-Orient.





