Le porte-parole du gouvernement, Samir Belfkih, a détaillé la portée du communiqué du Cabinet Royal publié après la non-reconduction du mandat de la MINURSO. Il a souligné la continuité de la stratégie diplomatique conduite par SM le Roi Mohammed VI, fondée sur la défense de la souveraineté nationale, la consolidation des soutiens internationaux au plan d’autonomie et le développement des provinces du Sud.
Avec MAP
Le gouvernement marocain a précisé sa lecture des derniers développements de la question du Sahara, après la décision du Conseil de sécurité de ne pas reconduire le mandat de la MINURSO, le 30 octobre 2026.
Dans une déclaration rendue publique samedi 31 octobre, le ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, porte-parole du gouvernement, Samir Belfkih, a souligné le caractère historique du communiqué du Cabinet Royal publié la veille.
Selon lui, ce texte marque une nouvelle étape dans la dynamique internationale impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en faveur de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud et de la reconnaissance du plan d’autonomie comme base de règlement du différend.
De la Marche Verte à la fin du mandat de la MINURSO
Pour expliquer la portée du communiqué royal, Samir Belfkih a retracé les grandes étapes du dossier saharien.
Il a rappelé la Marche Verte de 1975, la création de la MINURSO en 1991 dans le contexte du cessez-le-feu, puis la présentation par le Maroc de son initiative d’autonomie en 2007.
Le porte-parole du gouvernement a également évoqué la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara en 2020 et l’adoption, le 31 octobre 2025, de la résolution 2797 du Conseil de sécurité.
Il a replacé ces développements dans la vision stratégique du Souverain, reposant, selon lui, sur la patience, l’initiative diplomatique et la recherche d’un règlement politique préservant l’intégrité territoriale du Royaume.
Une décision qui intervient à l’occasion de la Fête de l’Unité
Samir Belfkih a particulièrement insisté sur la date de publication du communiqué du Cabinet Royal, à la veille du premier anniversaire de la Fête de l’Unité, instituée après les développements du 31 octobre 2025.
Le porte-parole du gouvernement a rappelé que le Souverain avait alors annoncé qu’il y aurait un changement majeur dans le traitement du dossier saharien.
Il a estimé que la non-reconduction du mandat de la MINURSO constituait un pas significatif vers la clôture définitive du dossier au sein des Nations unies.
Créée en 1991, la mission a été présentée dans le communiqué royal comme le produit d’un contexte historique désormais révolu.
Onze voix favorables au projet américain
Revenant sur le vote du Conseil de sécurité, Samir Belfkih a souligné que le projet de résolution présenté par les États-Unis avait recueilli 11 voix favorables, une voix contre et trois abstentions.
Malgré l’absence d’adoption du texte, en raison du veto russe, le porte-parole du gouvernement a considéré que ce résultat témoignait de l’ampleur du soutien international à l’initiative marocaine d’autonomie.
Le gouvernement confirme son engagement
Samir Belfkih a également rappelé que le Maroc demeurait attaché au cessez-le-feu et entendait poursuivre la dynamique diplomatique engagée sous l’impulsion royale, tant au niveau bilatéral que régional.
Il a assuré que le gouvernement continuerait de mettre en œuvre les Hautes Orientations Royales, en poursuivant la défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale.
Le développement économique et social des provinces du Sud demeure, dans cette perspective, une priorité.
Pour l’Exécutif, la consolidation des acquis diplomatiques doit ainsi s’accompagner d’une accélération du développement territorial afin que l’unité nationale se traduise concrètement dans la vie quotidienne des citoyens.







